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Publié le mercredi 31 janvier 2018 à 01:00:17

La ViaRhôna(1) suit au plus près le cours du Rhône et la zone qui risque de poser problème se trouve en aval du seuil de Peyraud et en amont immédiat de l’ancienne embouchure du Dolon.

La ViaRhôna en danger !

Il y a plusieurs années, la place pour le passage d’une voiture entre la ViaRhôna et les berges du Rhône était largement suffisante. Nous avions déjà émis des doutes, à cette époque, sur l’évolution future de ce passage à cause de l’érosion prévisible lors des crues du Rhône, aggravée par l’impact de la structure du seuil.

Nous ne sommes pas des « experts », donc forcément peu écoutés. Mais il nous arrive d’avoir raison : l’érosion fait bien son travail comme nous l’avions prévu. Sur la photo suivante, nous vous présentons l’évolution de la berge entre le 23 et le 29 janvier 2018 :

La ViaRhôna en danger !

Encore deux ou trois petites crues comme celles que nous venons de vivre et la ViaRhôna sera attaquée par les eaux. Un équipement en palplanches et, ou un enrochement serait sans doute nécessaire.

 Le prix des travaux ne devrait pas poser de problèmes quand on sait les millions d’euros dépensés pour le sauvetage discutable des lônes du Rhône court-circuité. Combien coûterait la réfection de la ViaRhôna, voire son changement de tracé, si rien n’est fait ?

Ne nous inquiétons pas, peut-être que des spécialistes, des « experts », vont s’attaquer au problème, mais quand ?

 

(1) : ViaRhôna est un itinéraire cyclable de près de 815 kilomètres qui longe le fleuve Rhône et qui reliera le lac Léman à la mer Méditerranée. Début 2016, 520 kilomètres sont terminés et s’il subsiste encore des portions non réalisées limitant l’itinéraire complet aux cyclistes les plus aguerris, de nombreuses étapes se prêtent à toutes les formes de vacances et d’itinérances. Gorges et massifs de montagne depuis le Pays du Léman jusqu’au massif du Bugey, berges urbaines du cœur de Lyon, vignobles et vergers en vallée du Rhône, Provence et Camargue au sud de l’itinéraire, pour aboutir aux rivages de la Méditerranée... la richesse touristique est infinie.

 

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Publié le dimanche 31 décembre 2017 à 23:00:00
Bonne et heureuse année 2018 !

Meilleurs vœux de bonheur et de santé à tous nos Adhérents et à tous les lecteurs de ce blog.

Que cette nouvelle année vous apporte la réussite dans tout ce que vous entreprendrez. Que le bonheur soit au rendez-vous, dans vos cœurs et dans ceux de vos proches.

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Publié le samedi 23 décembre 2017 à 09:00:00
Cancers autour de la plateforme chimique de Roussillon (Isère)

Mercredi 20 décembre 2017, en Mairie de Salaise-sur-Sanne, le Comité de Pilotage du Suivi Environnemental Global du pays Roussillonnais(1) a rendu publique une étude concernant les cancers autour de la plateforme chimique de Roussillon.

 

« Sauvons Notre Futur » est membre du collège « Associations » de ce  Comité de pilotage présidé par Madame Florence Gouache, sous-préfet de l’arrondissement de Vienne. Cette étude locale sur les cancers est l’une de nos plus anciennes exigences. Elle est enfin satisfaite grâce à la constance de notre action(2).

 

Conduite par Santé publique France(3), cette étude a été réalisée à partir du registre des cancers de l’Isère.

 

La méthode utilisée a consisté à décrire les niveaux de mortalité par cancer et l'incidence des cancers dans la population résidant, sur la période 2003-2013, à proximité de la plateforme chimique de Roussillon (Salaise-sur-Sanne, Roussillon, Péage-de-Roussillon, Saint-Maurice-l’Exil, Chanas et Sablons, soit une population moyenne de 28 122 habitants sur 1999, 2007 et 2012) et à déterminer s’il existe des excès de cancers dans cette population par rapport à une population prise comme référence, celle du département de l'Isère (population moyenne de 1 165 954 habitants sur 1999, 2007 et 2012).

 

Extrait du rapport de Santé publique France de décembre 2017 (conclusion) :

 

« Cette étude a permis de quantifier de façon précise le nombre de cas de cancers et de décès par cancer survenus dans la population des communes riveraines de la plateforme chimique de Roussillon entre 2003 et 2013. Elle fait suite à une précédente étude réalisée en 2007, qui analysait les mêmes données sur la période 1993-2002. Cette actualisation demandée par l'ARS et l'autorité préfectorale en 2015 a été motivée par un épisode médiatique pendant l'été 2014 évoquant « un nombre de cancers quatre fois supérieur à la moyenne nationale pour la seule agglomération Roussillonnaise ».

 

Les résultats de l'étude ne confirment pas la crainte, exprimée par des associations et relayée par les médias, d'un nombre très supérieur de cancers sur le secteur. En effet, l'étude montre, chez les hommes du secteur, une fréquence légèrement plus élevée de cancers (de l'ordre de +8 % par rapport à ce qui est observé chez les hommes du département de l'Isère) et un niveau de mortalité par cancer qui n'est pas statistiquement différent de la moyenne départementale. Chez les femmes, l'incidence des cancers et la mortalité par cancer sont au même niveau sur le secteur de Roussillon que dans le département de l'Isère.

 

Toutefois, les analyses par localisation cancéreuse montrent que les cancers touchant les voies respiratoires et principalement le mésothéliome de la plèvre (cancer de la membrane protectrice du poumon) sont retrouvés en excès sur le secteur de Roussillon. Pour le mésothéliome de la plèvre, le risque, en termes d'incidence et de mortalité, est multiplié par plus de 5 au sein de la population masculine de l'étude par rapport à la population masculine de l'Isère. De façon moins marquée, une surmortalité significative par cancers du larynx, de la trachée, des bronches et du poumon est observée chez les hommes et chez les femmes du secteur.

 

L’étude précédente portant sur la période 1993-2002 n’avait pas révélé un excès de cas « tous cancers » chez les hommes comme c’est le cas sur la période 2003-2013, mais elle montrait déjà une sur-incidence des cancers du poumon et des mésothéliomes de la plèvre chez les hommes habitant le secteur de Roussillon.

 

Le type d'analyse réalisé dans le cadre de cette étude fournit des résultats descriptifs qui ne permettent pas d'apporter des explications ou de montrer des relations de cause à effet. Cependant, quelques hypothèses peuvent être formulées.

 

L'excès de cancer observé chez les hommes habitant la zone est en grande partie lié au sur-risque de mésothéliome de la plèvre, dont on sait qu'il est lui-même en très grande majorité attribuable à une exposition professionnelle à l'amiante, produit qui a été utilisé au sein de la plateforme chimique de Roussillon.

 

Cette exposition professionnelle à l'amiante pourrait aussi expliquer une partie de la surmortalité par cancers du larynx et du poumon observée pour les deux sexes. Toutefois, le lien entre exposition à l'amiante et développement de ces cancers est moins fort (notamment chez les femmes). De plus, la structure sociale de la population du secteur de Roussillon est globalement moins favorable qu'en Isère ce qui est généralement associé à une plus grande fréquence du tabagisme, de loin la première cause de ces cancers.

 

Finalement, les excès de cancers des voies respiratoires et principalement du mésothéliome de la plèvre observés sur le secteur de Roussillon apparaissent davantage en faveur d'une exposition professionnelle qu'environnementale. La reconnaissance récente de la plateforme des Roches- Roussillon comme « site amiante » est un argument en faveur de cette exposition professionnelle.

 

Toutefois, cette étude ne permet pas d'écarter tout risque environnemental, notamment ceux engendrant d'autres pathologies que les cancers. »

 

Pour consulter le rapport complet de l’étude (37 pages) : Cliquez ici

 

(1) : En 2007, la Ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Nelly Ollin, a souhaité lancer un suivi environnemental global (SEG) sur le secteur du Pays Roussillonnais. Cette décision répondait à des interpellations d’Organisations Non Gouvernementales (ONG) ayant exprimé leurs inquiétudes vis-à-vis de leur environnement. Une étude a ainsi été engagée sur un territoire de 20 km sur 20 km centré sur la commune de Salaise-sur-Sanne, afin d’évaluer l'impact des activités industrielles et des infrastructures de transport sur l'environnement global des populations, et le risque sanitaire auquel elles sont susceptibles de l'exposer. Pour conduire l’étude, une commission plénière pilotée par le Préfet de l’Isère et composée de 5 collèges a été mise en place. Un comité de pilotage a ensuite été instauré, sous pilotage du Sous-préfet de Vienne et regroupant les mêmes collèges.

 

(2) : Nous allons analyser dans le détail ce rapport : certains points sont à regarder de très près. Nous vous ferons part de nos remarques complémentaires à celles qui sont résumées dans le rapport. Les cancers sont la première cause de mortalité en France et c’est une maladie qui inquiète tout le monde. Mais les pollutions provoquent d’autres maladies qui peuvent être très handicapantes, voire mortelles ; notamment celles liées à la qualité de l’air et touchant les voies respiratoires supérieures (bronchites chroniques, asthme, …). Nous devons nous intéresser également à ces maladies, notamment chez les enfants. N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques et d’éventuelles propositions d’actions.

 

(3) : Santé publique France est l’agence nationale de santé publique. Établissement public administratif sous tutelle du ministère chargé de la Santé, l’agence a été créée par le décret n° 2016-523 du 27 avril 2016 et fait partie de la loi de modernisation du système de santé (loi n°2016-41 du 26 janvier 2016).

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Publié le lundi 18 décembre 2017 à 12:04:14
Commission Locale d'Information GDE du 11 décembre 2017

Les dirigeants de GDE(1) semblaient décidés à demander l’allègement des obligations imposées par les Arrêtés Préfectoraux complémentaires, comme la mesure mensuelle du taux de dioxines. Mettant en avant, en particulier, le coût des contrôles : 50 000 € pour les douze derniers mois. Mais aussi une tendance centrale à 10% de la Valeur Seuil fixée pour les dioxines (0.1 ng/m3). À noter qu’un pic à 1.6 ng/m3 a été enregistré en novembre 2016, sans explication connue.

Nous avons apprécié le soutien des représentants de l’État (Madame Gouache Florence, sous-préfet de l’arrondissement de Vienne et la DREAL(2)) pour le maintien de ces contraintes.

L’objectif présenté par l’entreprise est « de faire de GDE un modèle de la profession ».

Un bref rappel historique s’impose. Ci-après, une partie seulement des démêlés de GDE ou de son patron de l’époque (Claude Dauphin) avec la justice :

- Dans le dossier présenté par l’entreprise pour son installation à Salaise, le broyeur ne devait émettre qu’un peu de poussières : sous la pression des Associations, des arrêtés préfectoraux complémentaires seront publiés, car l’unité émet aussi des composés organiques volatils (COV) et des dioxines. 

- En 2006, scandale des déchets de Côte d’Ivoire qui seront finalement traités par Tredi : c’est le groupe Trafigura qui avait affrété le Probo Koala(3). Ce navire livra ces déchets qui causeront la mort de plusieurs Ivoiriens. Le co-fondateur et dirigeant de Trafigura n’était autre que Claude Dauphin(4), il sera emprisonné quelque temps sur place.

- En 2017, GDE est condamnée à 700 000 € d’amende (et un million d’euros saisis) pour escroquerie dans le traitement  de la pesée des déchets.

- Décembre 2016 : Le Conseil d’État rejette le pourvoi en cassation pour l’exploitation du site de stockage de déchets de GDE à Nonant-le-Pin (Orne). Le site ne rouvrira pas.

- Fin août 2017, GDE est condamnée par la Cour d’Appel de Rouen pour avoir stocké des déchets interdits sur le site de Nonant-le-Pin.

Il y a encore un long chemin à parcourir pour devenir un modèle de la profession !

Si vous constatez une anomalie dans le fonctionnement du site GDE de Salaise, un numéro de téléphone de l'entreprise est ouvert pour les contacter immédiatement et avoir leur avis sur ce qu'il se passe :

04 74 29 16 16

Si vous utilisez ce numéro, merci de nous en faire part, en précisant le motif de votre appel et les explications qui vous ont été données.

 

(1) : Guy Dauphin Environnement (GDE) est une entreprise française spécialisée dans le recyclage. Guy Dauphin Environnement est la filiale du Groupe Ecore, acteur international du recyclage opérant en Europe et en Asie.

(2) DREAL : Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement.

(3) : Le Probo Koala est un navire vraquier polyvalent de type Ore-Bulk-Oil (OBO) (pouvant transporter liquides et solides), immatriculé au Panama et appartenant à une compagnie grecque Prime Marine Management, basée au Pirée en Grèce et dirigée par Lorgos Kouléris. Il peut, à la fois, transporter des produits pétroliers et des denrées alimentaires (café, cacao, vivres). Affrété depuis 2004 par la société Trafigura et mené par un équipage russe, le Probo Koala fut en 2006 au centre de l'affaire de dépôt de déchets toxiques en Côte d'Ivoire.

(4) : Claude Dauphin, co-fondateur de Trafigura est décédé le 30 septembre 2015, à Bogota (Colombie), à l'âge de 64 ans. L'homme qui valait 1,2 milliard de dollars selon le magazine Forbes a construit sa carrière dans l'ombre. La vie de cette figure du négoce a été traversée par de multiples succès et quelques scandales, de ses débuts chez Marc Rich au scandale du Probo Koala, en 2006.

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Publié le dimanche 10 décembre 2017 à 20:52:34
Rejets thermiques de la centrale nucléaire de Saint-Alban en période d'étiage du Rhône

Cet automne 2017, la station hydrologique de Ternay a enregistré des débits du Rhône exceptionnellement faibles. Nous avons interrogé (notre lettre du 10 novembre 2017) le directeur du Centre Nucléaire de Production d’Électricité de Saint-Alban afin de connaître les mesures spécifiques prises pour les rejets thermiques dans le Rhône lors de ces épisodes d’étiage(1). Nous venons de recevoir la réponse à notre courrier.

Pour lire notre lettre du 10/11/2017 : Cliquez ici

Pour lire la réponse du CNPE de Saint-Alban : Cliquez ici

 

(1) Étiage :  abaissement exceptionnel du débit d’un cours d’eau ou niveau moyen le plus bas d’un cours d'eau.

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  • : Association pour la protection de l'environnement créée à Sablons (Isère) en septembre 2005. Association régie par la loi du 1er juillet 1901. N° 0383002846.
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