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Publié le mardi 22 novembre 2011 à 11:00:00

Le " Bilan Qualité 2010 " réalisé par les services de la Délégation Territoriale de l'Agence Régionale de Santé révèle un dépassement de la limite de qualité pour l'arsenic dans l'eau provenant du captage des Terres Carrées de Peyraud (Ardèche). La valeur maximale indiquée dans ce rapport est de 17 µg/l, soit une concentration en arsenic 70 % supérieure à la limite de qualité fixée à 10 µg/l par l'arrêté du 11 janvier 2007.

Ce même rapport précise : "Un dépassement en ARSENIC a été mis en évidence; et est sans risques sur la santé aux concentrations mesurées".

Mais alors, à quoi servent les limites de qualité définies par l'arrêté du 11 janvier 2007 ? A rien?

Rappelons que dans son Evaluation des risques sanitaires liés au dépassement de la limite de qualité de l'arsenic dans les eaux destinées à la consommation humaine (fiche 5), l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments(1) estime :

  • que l'excès de risque de cancer associé à la limite de qualité de 10 µg/l est significatif, et qu'en conséquence, l'ingestion d'une eau présentant une concentration supérieure à cette dernière n'apparaît pas acceptable
  • qu'il appartient aux autorités sanitaires d'examiner les situations caractérisées par un faible dépassement de courte durée, en fonction du niveau de risque associé.

Notons aussi que le Centre International de Recherche contre le Cancer (CIRC) a classé l'arsenic inorganique(2) dans le groupe 1 (cancérogène pour l'homme), avec un risque accru de cancer de la vessie, du poumon et de la peau chez l'homme.

Concernant cette non-conformité, notre Association souhaite répondre aux nombreuses questions posées par les consommateurs de cette eau.

En conséquence, nous adressons ce jour, un courrier à Monsieur le Président du Syndicat des eaux Annonay Serrières lui demandant de nous informer sur la gestion de ce dépassement de limite de qualité, sur les actions correctives prises et sur le protocole de suivi renforcé du paramètre arsenic.

Bien entendu, dès que nous aurons ces informations, nous reviendrons sur ce sujet.

Pour consulter le Bilan Qualité 2010 Cliquez
Pour lire notre courrier adressé au Syndicat des eaux Annonay Serrières Cliquez

(1) L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) a fusionné, depuis juillet 2010, avec l'Agence Française de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail pour former l'Agence Nationale chargée de la Sécurité Sanitaire de l'Alimentation, de l'Environnement et du Travail (Anses).
(2) L'arsenic existe sous deux formes : inorganique et organique. C'est la forme inorganique qui est la plus toxique.

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Publié le mardi 25 octobre 2011 à 21:47:00

Enseignes plate-forme Roussillon

Enseignes - Lundi 30/05/2011 à 17h38

Cette pollution de la nappe phréatique par du cumène a été détectée en 1991.

Le cumène est un dérivé du benzène. C'est un intermédiaire qui sert presque exclusivement à fabriquer du phénol et de l'acétone. Sur la plate-forme chimique de Roussillon, c'est la Société Novapex qui a repris, depuis janvier 2003, la fabrication du phénol et de l'acétone via le cumène.

Lors de notre rencontre du lundi 17 octobre 2011 avec le cabinet "BG Ingénieurs Conseils" chargé de l'étude de la phase 1 du Suivi Environnemental Global (SEG), nous avons, parmi les nombreux points examinés, évoqué cette pollution historique.

Nous attendons maintenant de savoir comment cette pollution de la nappe phréatique sera gérée dans le cadre du Suivi Environnemental Global.

Pour en savoir plus sur cette pollution historique Cliquez

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Publié le dimanche 16 octobre 2011 à 19:21:00

Abeille 2

Photo libre de droits du blog http://education.environnement.ecoles.over-blog.com

Dans un communiqué du 16 juin 2011, le ministère de l’Agriculture a annoncé l’autorisation de mise sur le marché du Cruiser OSR, délivrée le 3 juin 2011 par la Direction générale de l’alimentation.

Ce pesticide, développé par le groupe suisse Syngenta Agro, est destiné à l'enrobage des semences de crucifères oléagineuses (notamment le colza) pour sécuriser la culture dès le semis contre pucerons virulifères, mildiou, grosses et petites altises et tenthrèdes de la rave. Le Cruiser OSR est composé de trois substances actives : le thiaméthoxam (insecticide), le métalaxyl-M et le fludioxonil (fongicides). Le ministère précise que cette autorisation fait suite à l’avis favorable de l’Agence nationale chargée de la sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) du 15 octobre 2010, qui conclut que l’usage du Cruiser OSR sur ces semences satisfait à l’ensemble des conditions de sécurité requises. De plus, il prévient que les conditions de sécurité de cette autorisation de mise sur le marché continueront à faire l’objet d’une vigilance accrue, qui pourra conduire à sa suspension en cas d’incident.

Cette décision, présentée comme un nouveau coup porté aux abeilles par l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF) fait bondir les apiculteurs et les partisans du principe de précaution. Leurs inquiétudes portent sur le thiamétoxam, un insecticide systémique qui pourrait selon des études, se retrouver dans la sève et dans les fleurs des plantes et serait à l’origine d’un empoisonnement des abeilles.

Rappelons que, via la pollinisation, les abeilles jouent un rôle essentiel pour les cultures et qu’une baisse inquiétante de la population des abeilles a été constatée ces dernières années dans l’hémisphère nord. Selon l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments(1) (AFSSA) une dose de 5 nanogrammes(2) de thiaméthoxam par abeille perturbe le retour à la ruche.

Notons encore qu'après avoir été saisi par l'Union nationale de l'apiculture française, le Conseil d’État a annulé, en février 2011, l'autorisation délivrée en 2010 de mise sur le marché du Cruiser 350, un pesticide contenant aussi du thiaméthoxam, mais utilisé pour l'enrobage des semences de maïs.

Plusieurs Députés ont interrogé le Ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire sur ce sujet. Pour lire la question posée par Olivier Dussopt, Député de la deuxième circonscription de l'Ardèche, et la réponse du ministère Cliquez

(1) : Depuis juillet 2010, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) a fusionné avec l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail pour former l'Agence nationale chargée de la sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES).
(2) : Nanogramme = un milliardième de gramme.

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Publié le dimanche 25 septembre 2011 à 22:37:00

A part les victimes potentielles du nuage et en particulier les malades de la thyroïde, personne ne sera inquiété en France par l'impact du passage du nuage de Tchernobyl en 1986.

En 1999 une plainte pour empoisonnement avait été classée. Elle visait les ministres en place au moment de l'accident : charité bien ordonnée commence par soi-même !

En 2001, des malades de la thyroïde, la CRIIRAD(1) et l'AFMT (Association Française des Malades de la Thyroïde) avaient porté plainte contre X pour "coups et blessures volontaires". Madame le juge d'instruction n'avait pas retenu ce motif considérant que l'on ne pouvait établir de lien direct entre l'exposition aux faibles doses considérées et les affections thyroïdiennes relevées. Elle l'avait transformée en "tromperie aggravée" : seul le Professeur Pellerin(2) restait mis en cause. Il fut mis en examen en mai 2006.

Monsieur Pellerin était le patron du Service Central de Protection contre les Rayons Ionisants (SCPRI). Il avait d'abord nié (le nuage devait sans doute s'être arrêté aux frontières de notre pays) puis minimisé les conséquences du passage du nuage sur la France : à son avis, l'élévation relative de la radioactivité était très largement inférieure aux limites réglementaires. En conséquence aucune mesure de protection ne fut prise contrairement à d'autres pays (en Italie par exemple, sur la consommation des légumes ou fruits exposés …)

Le 7 septembre 2011 un non-lieu a été prononcé par la Cour d'Appel de Paris. Et ce, malgré un rapport mettant en lumière une augmentation significative des affections thyroïdiennes après 2006 en Corse. Monsieur Pellerin n'aura plus rien à se reprocher.

Le monde politique, le lobby nucléaire, tous ont bien fait leur boulot : tout le monde en sort blanc comme neige. Responsables mais pas trop, et surtout non coupables.

Tout cela laisse un goût amer et augmente encore les suspicions à l'encontre du nucléaire. La soi-disant transparence actuelle est loin de les diminuer : ne serait-ce pas une simple posture opportuniste suite à l'accident de Fukushima ?
Ce climat de méfiance ne peut être qu'accentué par ce que l'on peut observer :

  • des malfaçons dans la construction de l'EPR(3) de Flamanville,
  • le panier de crabes que représentent les dirigeants d'AREVA, d'EDF avec toute la faune qui tourne autour,
  • la sous-traitance de la maintenance des centrales nucléaires ainsi qu'à l'usine AREVA de La Hague. Pire, AREVA souhaiterait externaliser la production d'énergie de cette usine,
  • les doutes que l'on peut avoir sur la composition de la future Commission Energie 2050 (peut-être un peu trop pro-nucléaire ?).

La liste n'est pas exhaustive, nous sommes encore loin d'une véritable transparence et d'un véritable dialogue sur les choix énergétiques qui pourtant seront nécessaires : la puissance du lobby nucléaire ne semble pas faiblir. Il y a tant d'argent et de pouvoirs en jeu.

Il y a sans aucun doute une solution entre "sortir du nucléaire" et le "tout nucléaire". Observez bien ce qui se passe en Allemagne où le nucléaire ne représente qu'environ 20 % de l'électricité produite et où son arrêt brutal semble poser quelques "petits problèmes".

(1) CRIIRAD : Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité

(2) Pierre Pellerin est né le 15 octobre 1923 à Strasbourg. Il a été professeur à la faculté de médecine Paris Descartes (1962-1992), dont il est émérite depuis 1993. Fondateur et directeur du Service Central de Protection contre les Rayonnements Ionisants (SCPRI), il a en outre été fondateur et directeur (de 1956 à 1992) du Centre international de référence pour la radioactivité de l'Organisation Mondiale de la Santé (1967-1995).

(3) EPR : initialement European Pressurized Reactor, puis Evolutionary Power Reactor

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Publié le lundi 12 septembre 2011 à 19:33:00

Ce lundi 12 septembre 2011, vers 11h45, un four de fusion destiné à retraiter des déchets radioactifs métalliques de faible et très faible activité a explosé dans l'installation nucléaire Centraco(1), située à proximité immédiate du site du CEA de Marcoule (Gard). Un premier bilan fait état d'un mort et de quatre blessés, dont un grave.

D'après les premières mesures effectuées sur place par l'exploitant du site, mais aussi par la CRIIRAD(2), aucune radioactivité anormale n'a été détectée.

L'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a publié le communiqué suivant :
"L'ASN informe de la survenue d'un accident dans l'installation nucléaire Centraco (Gard). L'ASN a activé à 12h30 son centre d'urgence (situé à son siège à Paris XII) à la suite d'un accident survenu dans l'installation nucléaire Centraco (Centre de traitement et de conditionnement de déchets de faible activité) située sur la commune de Codolet à proximité du site de Marcoule (Gard).
Selon les premières informations, il s'agit d'une explosion d'un four servant à fondre les déchets radioactifs métalliques de faible et très faible activité. Un premier bilan fait état d'un mort et de 4 personnes blessées dont une grave. Il n'y a pas de rejets à l'extérieur de l'installation.
L'exploitant a déclenché son plan d'urgence interne conformément aux procédures.
Centraco est exploité par la société Socodei. L'installation a pour objet le traitement de déchets faiblement ou très faiblement radioactifs, soit par fusion pour les déchets métalliques, soit par incinération pour les déchets incinérables.
L'ASN est en contact permanent avec la préfecture du Gard et l'exploitant. Elle a mobilisé sa division de Marseille, géographiquement compétente, et a dépêché des inspecteurs à la préfecture et sur le site."

 
A suivre …

 
(1) Centraco : centre nucléaire de traitement et de conditionnement des déchets faiblement radioactifs. Situé sur la commune de Codolet, dans le Gard, Centraco traite les déchets métalliques dans son unité de fusion et les déchets combustibles dans son unité d'incinération.
L'objectif de Centraco est de réduire le volume des déchets, de les recycler lorsque c'est possible et de les conditionner sous forme de colis de déchets ultimes acceptés par l'ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets RadioActifs).
Socodei a un rôle de "transformeur" de déchets par opposition aux producteurs de déchets qui sont et restent propriétaires et responsables du devenir de leurs déchets. Socodei prend en charge le traitement des déchets qui lui sont confiés et les réattribue à ses clients après conditionnement. Tous les déchets ultimes produits à Centraco sont systématiquement expédiés vers les centres de stockage en surface de l'ANDRA.

Qui exploite Centraco ?
Socodei est l'exploitant nucléaire de Centraco, responsable à ce titre de la sûreté et de la radioprotection des installations.
Socodei supervise sur place l'ensemble des activités opérationnelles et le contrôle associé.
Le site Centraco emploie 350 personnes (190 Socodei et 160 prestataires).

(2) CRIIRAD : Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité.

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  • : Association pour la protection de l'environnement créée à Sablons (Isère) en septembre 2005. Association régie par la loi du 1er juillet 1901. N° 0383002846.
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