Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Publié le mercredi 11 juin 2014 à 09:16:00

LES FAITS :

L'Australie possède un stock de plus de 15 000 tonnes d'hexachlorobenzène (HCB) produit dans les années 60 à 95. L'entreprise ORICA, responsable de ce stock, a déjà essayé de l'envoyer en Allemagne, puis au Danemark pour le traiter (sans succès). ORICA tente maintenant sa chance en France pour l'incinérer chez Tredi à Salaise-sur-Sanne (Isère).

LE PRODUIT :

L'hexachlorobenzène fut utilisé dans les années 70 comme fongicide, pesticide, plastifiant pour la fabrication de PVC entre autres. C'est un produit classé cancérogène avéré pour les animaux et probable pour l'homme (Il fait partie des cancérogènes du groupe 2B du Centre International de Recherche sur le Cancer). Il est classé "très toxique" pour les organismes aquatiques avec des effets néfastes à long terme. L'HCB est interdit en Europe depuis 1981 et au niveau mondial par la Convention de Stockholm depuis 2001. La circulation de ce Polluant Organique Persistant (POP) est réglementée par la Convention de Bâle : son exportation est interdite "sauf circonstances exceptionnelles".

NOS REMARQUES :

- Sous la pression de l'opinion publique et des ONG, l'incinération ne se pratique pas en Australie : trop polluante ! Il existe donc des pays dans lesquels la voix du peuple est entendue, c'est beaucoup moins évident, à notre grand regret, en europe et en France. Malgré les progrès réalisés par Tredi depuis le traitement des "déchets d'Abidjan", des dysfonctionnements sont toujours possibles. Des dépassements des normes dans les rejets gazeux et aqueux existent toujours aujourd'hui. Même si les normes étaient respectées, elles fixent des concentrations ou des quantités maximales de polluants rejetés : il y a de toute façon pollution. L'incinération ne détruit qu'une partie des déchets, le reste se retrouve sous forme de mâchefers qui viennent "enrichir" nos sols dans les centres de stockage.

- Il existe d'autres moyens que l'incinération pratiquée par Tredi pour traiter ce produit. ORICA avait le temps et les moyens pour les mettre en place. L'Australie est un grand pays au moins aussi développé que la France, nous ne sommes pas face à un pays comme la Côte d'Ivoire qui ne pouvait se charger de traiter des déchets hautement toxiques. Une dérogation à la Convention de Bâle ne se justifie pas.

- Le risque zéro n'existe pas, le produit devra traverser la moitié de la terre en bateau pour joindre Le Havre, puis traverser la France pour arriver à Salaise-sur-Sanne. Un accident est toujours possible malgré toutes les précautions que l'on peut prendre.

- Tredi jouxte le projet d'extension de la ZIP Sablons/Salaise-sur-Sanne. Classé GPRA (Grand Projet Rhône-Alpes), ce projet se veut exemplaire et même une référence sur le plan environnemental. Si le site est connu comme étant le point de chute des déchets toxiques du monde, son image ne peut qu'être gravement compromise au niveau national, voire international : que d'efforts anéantis par une décision malheureuse !

 

Forts de toutes ses remarques, nous refusons l'arrivée dès l'automne prochain d'un premier envoi de 132 tonnes de HCB, présenté comme un test de faisabilité. ORICA a d'ores et déjà mis en ligne un film ventant les avantages de l'opération et considérant comme acquise la collaboration avec Tredi.

Pour consulter le Communiqué de presse de Tredi du 26 mai 2014 Cliquez

 

Nous demandons à tous les élus qui nous représentent au niveau local, départemental et régional de se mobiliser face à l'Etat pour qu'il n'accorde pas les autorisations nécessaires pour la réalisation de ce projet néfaste.

Partager cet article

Repost0
Publié le mardi 3 juin 2014 à 15:46:00

Le 28 janvier 2014 a eu lieu la réunion du Comité Local de Concertation (CLC). Le CLC est en liaison avec le SMIRCLAID (Syndicat Mixte Intercommunal du Rhône Court-circuité Loire Ardèche Isère Drôme). Il traite du Programme Décennal de réhabilitation hydraulique et écologique du Rhône pour le site du Péage-de-Roussillon (Isère).

 

Pour accéder au compte-rendu de cette réunion (10 pages) Cliquez

 

Nous rajoutons quelques remarques supplémentaires sur trois thèmes abordés :

- La Via Rhôna :

Nous avons signalé l'urgence de la réalisation du tronçon reliant l'entrée nord de Sablons (le passage de la Charrette sur la lône) au pont, en raison de la dangerosité de la circulation pour les groupes de cyclistes sur la route du Péage.

D'autre part, nous appuyons la suggestion émise par Claudius Thomas pour un tracé différent de la voie depuis le canal jusqu'à Sablons. Il serait certainement plus judicieux de relier ces deux points en passant au nord de la route du Péage (CD4) : soit le long de la digue de Villars, soit le long de la Lône. Il y aurait moins de routes à traverser et l'environnement est à la fois plus intéressant (avec des points d'information) et plus agréable.

Un dernier point : la fréquentation de cet axe devrait s'intensifier et Sablons pourrait sans doute en profiter davantage, par exemple, un relais, un refuge étape pourrait être envisagé dans la commune.

A l'image des refuges de montagne, avec couchage, restauration simple et garage/atelier pour les vélos, ce type de service pourrait être mis en œuvre par la commune ou un particulier. Les commerces locaux et les communes ne pourraient qu'être gagnants avec une telle structure.

- Les aménagements :

Dans l'enquête publique, il était prévu d'abaisser le niveau du seuil de Peyraud en liaison avec l'augmentation du débit réservé. Il est inadmissible que cette modification soit occultée, voire totalement abandonnée.

A quoi sert une enquête  publique si les décisions proposées ne sont pas appliquées ? Certes, nous ne retrouverions pas le "Rhône d'avant", mais il paraîtrait un peu plus vivant avec un minimum de courant.

Quant à la réalisation de la passe à poissons prévue sur ce même seuil, elle semble repoussée à des dates lointaines, peut être jusqu'à ce que tout le monde l'ait oubliée.

- La nappe :

Il a été dit lors de la réunion que l'on pouvait constater ces dernières années une baisse de la consommation en eau potable liée à une prise de conscience collective et aux améliorations de rendement des réseaux.

Bravo donc à la population. Par contre, il semblerait que pour les prélèvements dans la nappe des industries et de l'agriculture, la prise de conscience ne soit pas encore d'actualité, c'est bien regrettable. 

Partager cet article

Repost0
Publié le mardi 11 mars 2014 à 21:43:00

Nous vous communiquons le compte-rendu de la Commission Locale d'Information et de Surveillance (CLIS) de l'Entreprise TREDI de Salaise-sur-Sanne (Isère) qui s'est déroulée le mardi 10 décembre 2013.

Pour lire le compte-rendu Cliquez

Partager cet article

Repost0
Publié le mercredi 26 février 2014 à 23:14:00

Nous rappelons à nos Adhérents que l’Assemblée Générale Ordinaire se tiendra vendredi 7 mars 2014 à 18h30, salle N° 1 du Centre socio-culturel, 4 rue César Geoffray, à Sablons (Isère).

Ordre du jour : 

·     Rapport moral

·     Rapport financier (exercice 2013)

·     Rapport d'activité 2013

·     Renouvellement du conseil d'administration pour l'année 2014

·     Questions diverses

Pour consulter le plan d’accès au centre socio-culturel Cliquez

Partager cet article

Repost0
Publié le vendredi 24 janvier 2014 à 17:02:00

Le MCS (Multiple Chemical Sensitivity), en français HMC (Hypersensibilité Multiple Chimique), est une maladie environnementale qui n’est pas encore reconnue en France.

Nous sommes en contact avec une habitante de Roussillon, Madame Duqueyrois, qui souffre de cette maladie.

Avec des Associations nationales et le soutien de la Députée Européenne Michèle Rivasi, nous organisons une manifestation pour la reconnaissance de cette maladie en France :

 

Le jeudi 30 janvier 2014 à 10 h 30 devant le siège de la CCPR(1) à Saint-Maurice-l'Exil (Isère).

 

L'ensemble des communes et leurs élus de la région sont concernés par ce problème.

Tous les lecteurs de ce blog sont bien entendu invités à participer.

Nous vous joignons, ci-dessous, le texte de la pétition adressée à Madame la Ministre de la Santé. Ce texte donne des explications sur la maladie. Si vous souhaitez signer cette pétition sur le site «avaaz.org» Cliquez  

 

Qu’est-ce que le M.C.S. ?
L'Hypersensibilité Multiple Chimique (M.C.S. pour Multiple Chemical Sensitivity) encore appelée syndrome d'intolérance aux odeurs chimiques est une intolérance à divers produits chimiques développée suite à une surexposition aux produits chimiques.
Quels symptômes ?
Cette maladie se traduit par des troubles organiques multiples chroniques dont certains peuvent s’avérer permanent :
-  problèmes d'orientation et de concentration,
-  vertiges, violentes céphalées,
-  douleurs et faiblesses musculaires et articulaires,
-  difficultés respiratoires (asthme, hyperventilation …),
-  irritations de la sphère oto-rhino-laryngée (démangeaisons et brûlures du nez et de la gorge, aphtes, dysphonie, rhinite),
-  irritations des yeux (conjonctivites, orgelets), de la peau et du cuir chevelu,
-  troubles digestifs répétitifs (nausées …),
-  intolérances à de nombreux COV (Composants Organiques Volatils) inhalés, respirés ou absorbés.
Pris indépendamment, ces troubles peuvent passer inaperçus, d’autant plus qu’ils peuvent être différés dans le temps par rapport à l’exposition, et de nombreuses personnes présentent des symptômes du M.C.S. sans le savoir.
Un environnement toxique au quotidien
Ces troubles apparaissent lors de chaque exposition (inhalation, respiration ou absorption) aux produits chimiques contenus dans de nombreux produits utilisés et côtoyés au quotidien : agents de nettoyage et d'entretien (lessives, assouplissants, cosmétiques, parfums, laques, vernis, peintures, colles, teintures …), essences et encre (stylo bille, feutre, imprimantes, journaux …), gaz (échappement de véhicule, aérosols ...), goudrons frais, pollution atmosphérique, émanations des produits plastiques (intérieur de véhicule neuf, revêtements plastiques …), émanations de meubles contenant notamment des composés formaldéhydes, etc.
Cette grande diversité de sources toxiques dans notre environnement fait du M.C.S. une pathologie invalidante et handicapante au quotidien pour les personnes atteintes.
De lourdes conséquences sociales

Outre les graves problèmes de santé déjà évoqués, cette pathologie entraîne un isolement progressif du patient : la présence d’une personne parfumée dans le bus, un fumeur en terrasse ou une surface récemment nettoyée sont autant de situations courantes qui sont paralysantes pour les malades.
Les conséquences sont dramatiques : perte d'emploi pour échapper à un environnement devenu toxique, rupture familiale et divorce suite à l’incompréhension des proches (due notamment à la non reconnaissance du M.C.S. !), jusqu’à une exclusion complète de la société, le malade M.C.S. ne pouvant en effet plus fréquenter tout commerce ou lieu public ainsi que les transports en commun.
Des preuves scientifiques de l’existence du MCS
En France, un diagnostic a été mis en place suite à la découverte d’une hypovascularisation de certaines zones du cerveau et de marqueurs biologiques sanguins comme critères cliniques objectifs du M.C.S.
Ces critères prouvent ainsi de façon objective le caractère physiologique de la pathologie et sont cités dans l’Annexe 1 du rapport de l’ARTAC (Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse) : Le syndrome d’intolérance multiple aux produits chimiques (MCS), par le Professeur Dominique BELPOMME, publié en janvier 2011.
Pourquoi cette maladie n’est toujours pas reconnue en France ?
Le M.C.S. est actuellement reconnu officiellement comme maladie dans différents pays Européens comme l'Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la Suisse et l'Italie, mais toujours pas en France !
En effet aujourd'hui encore, le M.C.S. est considéré à tort comme un trouble psychiatrique, alors qu'elle touche de 12 à 25 % de la population des pays industrialisés (Association Santé Environnement France, 2013). De plus le nombre de cas évolue de façon exponentielle, notamment chez les jeunes, du fait d’un environnement de plus en plus «chimique».


Nous demandons la reconnaissance de cette maladie pour permettre aux malades d’être pris en charge et au grand public d’être sensibilisé aux dangers de la surexposition aux produits chimiques.

 

(1) CCPR : Communauté de Communes du Pays Roussillonnais – Rue du 19 janvier 1962 – 38550 Saint-Maurice-l’Exil – Tél : 04 74 29 31 00

Plan d’accès Cliquez

Partager cet article

Repost0

Presentation

  • : Sauvons Notre Futur
  • Sauvons Notre Futur
  • : Association pour la protection de l'environnement créée à Sablons (Isère) en septembre 2005. Association régie par la loi du 1er juillet 1901. N° 0383002846.
  • Contact

BIENVENUE ET BONNE VISITE ...

Si vous visitez ce blog pour la première fois, nous vous recommandons de cliquer sur "Bienvenue sur notre blog"

Rechercher Sur Ce Blog

VISITEURS DEPUIS LE 25/02/2010

LES CHRONIQUES DU PRESIDENT

Les Articles Par Categories

ADHERER A SAUVONS NOTRE FUTUR

SONDAGES

Pas de sondage en cours.