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Publié le mercredi 18 juin 2014 à 14:34:00

Mardi 17 juin 2014, les dirigeants de Tredi ont invité les élus et les Associations à une réunion d'information sur le projet d'incinération à Salaise-sur-Sanne (Isère).

En plus des responsables de Tredi et du Groupe Séché, était présent Monsieur Ron Mc Dowall, un néo-zélandais présenté comme "expert de l'ONU" pour certains, comme "consultant" par d'autres : nuance d'importance quant à sa relation réelle avec Tredi et sur le niveau de convergence de leurs intérêts respectifs.

Nous ne relaterons que les points qui nous paraissent importants.

- Le stockage des 15 000 tonnes d'hexachlorobenzène (dont les 9 000 tonnes qui seraient en jeu pour venir en France) est à proximité d'une population de 200 000 habitants. Nous comprenons l'émoi que peut provoquer la présence de produits hautement toxiques au milieu d'environ 1 % de la population australienne. L'Australie compte 22 millions d'habitants, mais pour une superficie de 14 fois la France : un manque de discernement évident dans la localisation du site.

- A cause des caractéristiques du produit, son incinération exige de le mélanger à d'autres déchets : 40 000 tonnes pour les 9 000 tonnes d'hexachlorobenzène (HCB).

- D'après les Conventions qui réglementent la circulation des produits dangereux, ils ne peuvent être exportés que si le pays exportateur est dans l'impossibilité de les traiter.

L'incinération en Australie étant a priori exclue, huit autres technologies auraient été testées. Elles ne seraient pas possibles pour trois raisons :

     - soit un problème d'échelle (quantité à détruire trop importante)

     - soit un problème d'émissions (trop de rejets polluants)

     - soit un refus gouvernemental

Ce dernier point nous conforte dans notre position : le problème n'est pas technique, mais politique.

NOUS CONTINUONS DONC NOTRE COMBAT.

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Publié le mardi 17 juin 2014 à 12:38:00

Nous venons de mettre en ligne une pétition pour refuser la venue de ces déchets hautement toxiques à Salaise-sur-Sanne (Isère). Vous la trouverez sur le site "mesopinions.com".

 

Lien d'accès direct à la pétition : http://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/incineration-france-stock-australien-hexachlorobenzene-hbc/12276

 

Nous vous remercions de la signer et de la faire signer par vos voisins, vos amis et d'utiliser les réseaux sociaux pour élargir l'audience de notre action.

Nous vous remercions de votre aide.

Cet essai peut se transformer en victoire si vous êtes suffisamment nombreux à nous soutenir. Nous comptons sur vous.

Mobilisons-nous, il y a urgence !

 

Nota : après signature de la pétition sur le site "mesopinions.com", vous allez recevoir un courriel pour validation de votre signature. Afin que votre voix soit prise en compte, n'oubliez pas cette dernière étape de validation.

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Publié le dimanche 15 juin 2014 à 21:32:00

Comme suite à l'enquête publique qui s'est déroulée du 27 janvier au 28 février 2014, nous vous communiquons le rapport de l'enquête, les conclusions du Commissaire Enquêteur, ainsi que les remarques de notre Association.

Pour consulter le rapport de l'enquête (149 pages) Cliquez

Pour consulter les conclusions du Commissaire Enquêteur (8 pages) Cliquez

Remarques de Sauvons Notre Futur :

1 - Il est concevable que les aléas thermiques et de surpression soient matérialisés par un cercle avec la source comme centre. Pour l'aléa toxique, la question peut se poser : un nuage toxique se déplace de 2 kilomètres en 6 minutes avec un vent de 10 mètres/seconde.

Question : Avez-vous tenu compte du vent pour le périmètre des aléas toxiques (direction et force) ?

2 - Dans les phénomènes dangereux retenus, avez-vous tenu compte des wagons de produits dangereux en stationnement (ammoniac en particulier) ?

3 - Tredi est maintenant classé en établissement Seveso seuil haut : ne devrait-il pas être intégré au PPRT(1), ainsi que les pipes le reliant à la plate-forme ?

4 - Voies de circulation : cette problématique devrait être mieux étudiée avec l'évolution constante du trafic et la quasi-saturation des voies à certaines heures. Ne pas s'arrêter à la RN7, à l'A7 et au CD4 : il y a aussi toutes les autres voies dont la Via Rhôna et la route CNR(2) Saint-Pierre-de-Bœuf / Sablons.

La suggestion d'un passage plus à l'Ouest de la Via Rhôna nous semble un peu légère : la Réserve Naturelle a-t-elle été contactée ?

 

Le PPRT(1) devrait faire, à minima, des propositions ou des recommandations avec, par exemple, un système d'alertes automatiques avec feux rouges et barrières au Sud et au Nord de tous les axes, rive droite du canal comprise. Un tel système existe par exemple sur l'autoroute à la hauteur de la raffinerie de Feyzin.

 

1) PPRT = Plan de prévention des Risques Technologiques

2) CNR = Compagnie Nationale du Rhône

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Publié le mercredi 11 juin 2014 à 09:16:00

LES FAITS :

L'Australie possède un stock de plus de 15 000 tonnes d'hexachlorobenzène (HCB) produit dans les années 60 à 95. L'entreprise ORICA, responsable de ce stock, a déjà essayé de l'envoyer en Allemagne, puis au Danemark pour le traiter (sans succès). ORICA tente maintenant sa chance en France pour l'incinérer chez Tredi à Salaise-sur-Sanne (Isère).

LE PRODUIT :

L'hexachlorobenzène fut utilisé dans les années 70 comme fongicide, pesticide, plastifiant pour la fabrication de PVC entre autres. C'est un produit classé cancérogène avéré pour les animaux et probable pour l'homme (Il fait partie des cancérogènes du groupe 2B du Centre International de Recherche sur le Cancer). Il est classé "très toxique" pour les organismes aquatiques avec des effets néfastes à long terme. L'HCB est interdit en Europe depuis 1981 et au niveau mondial par la Convention de Stockholm depuis 2001. La circulation de ce Polluant Organique Persistant (POP) est réglementée par la Convention de Bâle : son exportation est interdite "sauf circonstances exceptionnelles".

NOS REMARQUES :

- Sous la pression de l'opinion publique et des ONG, l'incinération ne se pratique pas en Australie : trop polluante ! Il existe donc des pays dans lesquels la voix du peuple est entendue, c'est beaucoup moins évident, à notre grand regret, en europe et en France. Malgré les progrès réalisés par Tredi depuis le traitement des "déchets d'Abidjan", des dysfonctionnements sont toujours possibles. Des dépassements des normes dans les rejets gazeux et aqueux existent toujours aujourd'hui. Même si les normes étaient respectées, elles fixent des concentrations ou des quantités maximales de polluants rejetés : il y a de toute façon pollution. L'incinération ne détruit qu'une partie des déchets, le reste se retrouve sous forme de mâchefers qui viennent "enrichir" nos sols dans les centres de stockage.

- Il existe d'autres moyens que l'incinération pratiquée par Tredi pour traiter ce produit. ORICA avait le temps et les moyens pour les mettre en place. L'Australie est un grand pays au moins aussi développé que la France, nous ne sommes pas face à un pays comme la Côte d'Ivoire qui ne pouvait se charger de traiter des déchets hautement toxiques. Une dérogation à la Convention de Bâle ne se justifie pas.

- Le risque zéro n'existe pas, le produit devra traverser la moitié de la terre en bateau pour joindre Le Havre, puis traverser la France pour arriver à Salaise-sur-Sanne. Un accident est toujours possible malgré toutes les précautions que l'on peut prendre.

- Tredi jouxte le projet d'extension de la ZIP Sablons/Salaise-sur-Sanne. Classé GPRA (Grand Projet Rhône-Alpes), ce projet se veut exemplaire et même une référence sur le plan environnemental. Si le site est connu comme étant le point de chute des déchets toxiques du monde, son image ne peut qu'être gravement compromise au niveau national, voire international : que d'efforts anéantis par une décision malheureuse !

 

Forts de toutes ses remarques, nous refusons l'arrivée dès l'automne prochain d'un premier envoi de 132 tonnes de HCB, présenté comme un test de faisabilité. ORICA a d'ores et déjà mis en ligne un film ventant les avantages de l'opération et considérant comme acquise la collaboration avec Tredi.

Pour consulter le Communiqué de presse de Tredi du 26 mai 2014 Cliquez

 

Nous demandons à tous les élus qui nous représentent au niveau local, départemental et régional de se mobiliser face à l'Etat pour qu'il n'accorde pas les autorisations nécessaires pour la réalisation de ce projet néfaste.

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Publié le mardi 3 juin 2014 à 15:46:00

Le 28 janvier 2014 a eu lieu la réunion du Comité Local de Concertation (CLC). Le CLC est en liaison avec le SMIRCLAID (Syndicat Mixte Intercommunal du Rhône Court-circuité Loire Ardèche Isère Drôme). Il traite du Programme Décennal de réhabilitation hydraulique et écologique du Rhône pour le site du Péage-de-Roussillon (Isère).

 

Pour accéder au compte-rendu de cette réunion (10 pages) Cliquez

 

Nous rajoutons quelques remarques supplémentaires sur trois thèmes abordés :

- La Via Rhôna :

Nous avons signalé l'urgence de la réalisation du tronçon reliant l'entrée nord de Sablons (le passage de la Charrette sur la lône) au pont, en raison de la dangerosité de la circulation pour les groupes de cyclistes sur la route du Péage.

D'autre part, nous appuyons la suggestion émise par Claudius Thomas pour un tracé différent de la voie depuis le canal jusqu'à Sablons. Il serait certainement plus judicieux de relier ces deux points en passant au nord de la route du Péage (CD4) : soit le long de la digue de Villars, soit le long de la Lône. Il y aurait moins de routes à traverser et l'environnement est à la fois plus intéressant (avec des points d'information) et plus agréable.

Un dernier point : la fréquentation de cet axe devrait s'intensifier et Sablons pourrait sans doute en profiter davantage, par exemple, un relais, un refuge étape pourrait être envisagé dans la commune.

A l'image des refuges de montagne, avec couchage, restauration simple et garage/atelier pour les vélos, ce type de service pourrait être mis en œuvre par la commune ou un particulier. Les commerces locaux et les communes ne pourraient qu'être gagnants avec une telle structure.

- Les aménagements :

Dans l'enquête publique, il était prévu d'abaisser le niveau du seuil de Peyraud en liaison avec l'augmentation du débit réservé. Il est inadmissible que cette modification soit occultée, voire totalement abandonnée.

A quoi sert une enquête  publique si les décisions proposées ne sont pas appliquées ? Certes, nous ne retrouverions pas le "Rhône d'avant", mais il paraîtrait un peu plus vivant avec un minimum de courant.

Quant à la réalisation de la passe à poissons prévue sur ce même seuil, elle semble repoussée à des dates lointaines, peut être jusqu'à ce que tout le monde l'ait oubliée.

- La nappe :

Il a été dit lors de la réunion que l'on pouvait constater ces dernières années une baisse de la consommation en eau potable liée à une prise de conscience collective et aux améliorations de rendement des réseaux.

Bravo donc à la population. Par contre, il semblerait que pour les prélèvements dans la nappe des industries et de l'agriculture, la prise de conscience ne soit pas encore d'actualité, c'est bien regrettable. 

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  • : Association pour la protection de l'environnement créée à Sablons (Isère) en septembre 2005. Association régie par la loi du 1er juillet 1901. N° 0383002846.
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