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Publié le mardi 3 janvier 2012 à 18:31:00

En décembre 2011, l'Agence de l'Eau Rhône-Méditerranée et Corse a publié son rapport pour l'année 2010.

Malgré certaines améliorations, seulement 51 % des cours d'eau sont considérés comme étant dans un "bon état écologique". L'objectif du Grenelle de l'Environnement est d'arriver à 66 % en 2015. Nous sommes donc encore loin du compte.

Sur l'ensemble du bassin, qui va des sources de la Saône au Nord jusqu'aux côtes Méditerranéennes, cinq sites sont considérés comme des points noirs industriels. Nous sommes directement concernés par deux d'entre eux : le Sud de Lyon et notre région. A la hauteur de Sablons/Salaise (Isère), il a été mesuré 104 substances différentes dans les eaux du Rhône : 17 HAP(1), 20 PCB(2), 19 pesticides, 25 métaux et 23 autres micropolluants dont des chloroanilines considérés comme très toxiques pour les organismes aquatiques. Même la nappe est atteinte avec par exemple la présence d'oxadiazon (0,43 microgramme/l pour une norme à 0,1 microgramme/l).

Dans notre région, l'objectif de "bon état écologique" n'est même plus envisagé. On ne parle plus que d'espérer atteindre un "bon potentiel écologique". Même si d'importants efforts sont réalisés au niveau des pollutions, le Rhône est trop modifié et d'une façon irréversible pour pouvoir arriver à un bon état.

Un paramètre n'est pas analysé dans le rapport, c'est celui de la température de l'eau : en période estivale le Rhône atteint 29 à 30 °C. Quelles sont les conséquences pour la faune et la flore ? Sans oublier les micro-organismes qui peuvent être pathogènes comme par exemple la bactérie Legionella qui a un optimum théorique de croissance dans une eau dont la température est comprise entre 24 et 42 °C.

Quand les pêcheurs pourront-ils consommer leurs prises sans risques ? S'il reste quelque chose à prendre !

Pour consulter la totalité du rapport 2010 de l'Agence de l'Eau (27 pages) Cliquez

Pour terminer, une petite vidéo d'un riverain ayant connu le Rhône jusqu'au début des années 70.

 

(1) HAP : Hydrocarbure Aromatique Polycyclique
(2) PCB : Polychlorobiphényle

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Publié le vendredi 30 décembre 2011 à 16:28:00

Suite à une teneur en arsenic supérieure à la limite de qualité détectée en octobre 2010 dans l'eau du captage des Terres Carrées de Peyraud  (voir nos articles publiés le 22 novembre et le 12 décembre 2011), nous avons recherché les causes possibles de cette contamination.

Nos premières investigations nous ont permis d'identifier deux sources potentielles de diffusion d'arsenic dans la nappe phréatique :

  • La première se situe à environ 1 300 mètres à vol d'oiseau du captage des Terres Carrées. Il s'agit d'une entreprise qui était installée, depuis 1978, sur l'ancienne rotonde de la gare de Saint-Rambert-d'Albon (Drôme). Par arrêté préfectoral du 28 septembre 1994, elle a été autorisée à transférer son activité sur un terrain voisin. Il s'agit de l'entreprise SIRA(1), actuellement installée à Sablons (Isère), qui fabrique des poteaux en bois et qui est à l'origine d'une pollution des sols à l'arsenic détectée en 1992, suite à des plaintes de voisinages relayées par la FRAPNA(2). Pour consulter la fiche Basol consacrée à cette pollution des sols Cliquez
  • La deuxième se situe à Serrières (Ardèche). Il s'agit de l'entreprise SRB(3) victime le 18 octobre 2009 d'un violent incendie qui a détruit environ 700 tonnes de bois traités soit à la créosote(4), soit aux sels hydrosolubles de Chrome, Cuivre et Arsenic (CCA). Nous avions évoqué cet incendie dans notre article du 19 avril 2010.

Ce bilan n'est pas exhaustif. Il est possible que d'autres sources potentielles existent.

Si vous détenez des informations, n'hésitez pas à nous contacter.

Nous allons transmettre ces informations au cabinet BG Ingénieurs Conseils, chargé de la première phase d'étude du Suivi Environnemental Global (SEG) et demander qu'une enquête plus approfondie soit éventuellement réalisée.

(1) SIRA : Société d'Imprégnation Rhône-Alpes
(2) FRAPNA : Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature
(3) SRB : Société de Recyclage des Bétons
(4) Créosote : La créosote est le nom donné à plusieurs sortes d'huiles extraites de goudrons de bois ou de charbon ou d'une plante. Ce mot désigne le plus souvent la créosote produite à partir du goudron de houille, utilisée comme conservateur du bois.

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Publié le lundi 26 décembre 2011 à 21:51:00

Le 1er décembre 2011 a eu lieu la réunion de lancement du Grand Projet Rhône-Alpes (GPRA) sur la Zone Industrialo-Portuaire (ZIP) de Salaise-Sablons.

Depuis 2009, un Syndicat mixte travaille à l'élaboration du projet de la ZIP de Salaise-Sablons. Ce Syndicat mixte est composé de représentants de la CCPR(1), du Conseil Général de l'Isère et de la Région Rhône-Alpes.

Le Syndicat s'est porté candidat à un GPRA. Il pourrait faire l'objet d'une labellisation au cours du premier trimestre 2012.

GPRA : Grand Projet Rhône-Alpes. Créés en 2005 par la Région, six sont déjà labellisés (Rovaltain, Grotte Chauvet, etc.).

Les objectifs stratégiques d'un GPRA :

  • Contribuer à aménager et à équilibrer durablement le territoire, sur la base de ses atouts et de son excellence,
  • Générer des emplois et des activités socialement utiles,
  • S'inscrire dans la préservation et la valorisation de l'environnement,
  • Mobiliser un large partenariat entre acteurs sociaux, économiques, universitaires et contribuer à la notoriété et au rayonnement international de la Région Rhône-Alpes.

Le Syndicat mixte a proposé aux Associations de Défense de l'Environnement de participer activement aux débats. Nous l'en remercions vivement car, malheureusement, ce n'est pas systématique : nous n'avons jamais participé à une seule réunion sur le projet d'aménagement du Rhône court-circuité piloté par le SMIRCLAID(2) et ce, malgré nos demandes depuis la création de notre Association. C'est dommage et idiot.

Nous nous sommes engagés à participer à deux commissions :

  • Commission 1 : Innovation/Recherche.
  • Commission 3 : Aménagement/Développement du territoire.

Si vous avez des idées, des convictions et voulez participer, vous pouvez nous contacter et nous accompagner aux Commissions : laissez-nous un message ou un commentaire.

Pour en savoir plus :
Compte-rendu de la réunion du 1er décembre 2011 Cliquez
Un exemple de scénario d'aménagement possible Cliquez

(1) CCPR = Communauté de Communes du Pays Roussillonnais
(2) SMIRCLAID =  Syndicat mixte du Rhône court-circuité Loire Ardèche Isère Drôme

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Publié le lundi 12 décembre 2011 à 21:56:00

Suite à une teneur en arsenic supérieure à la limite de qualité détectée dans l'eau du captage des Terres Carrées à Peyraud (Ardèche), nous avions interrogé le Président du Syndicat des eaux des cantons d'Annonay et de Serrières (voir notre article du mardi 22 novembre 2011).

Nous avons reçu dernièrement sa réponse.

Pour lire le courrier-réponse du Syndicat des eaux Annonay Serrières Cliquez

Nous notons que cette valeur de 17 µg/l d'arsenic n'a pas trouvé d'explication rationnelle, malgré les investigations menées par le Syndicat des eaux.

Néanmoins, les résultats de la vingtaine d'analyses réalisées entre 2010 et 2011 étant soit nuls, soit inférieurs à 2 µg/l, cette valeur de 17 µg/l sort clairement du lot des valeurs habituelles et ne peut s'expliquer que par une cause assignable, c'est-à-dire une cause bien particulière et identifiable (erreur lors de l'analyse, contamination accidentelle en arsenic, etc.).

Notre Association va, de son côté, poursuivre les investigations pour tenter de déterminer la ou les causes de ce dépassement de limite de qualité en arsenic, ce qui ne sera pas facile car le prélèvement en cause est ancien (12 octobre 2010).

Affaire à suivre ...

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Publié le mardi 22 novembre 2011 à 11:00:00

Le " Bilan Qualité 2010 " réalisé par les services de la Délégation Territoriale de l'Agence Régionale de Santé révèle un dépassement de la limite de qualité pour l'arsenic dans l'eau provenant du captage des Terres Carrées de Peyraud (Ardèche). La valeur maximale indiquée dans ce rapport est de 17 µg/l, soit une concentration en arsenic 70 % supérieure à la limite de qualité fixée à 10 µg/l par l'arrêté du 11 janvier 2007.

Ce même rapport précise : "Un dépassement en ARSENIC a été mis en évidence; et est sans risques sur la santé aux concentrations mesurées".

Mais alors, à quoi servent les limites de qualité définies par l'arrêté du 11 janvier 2007 ? A rien?

Rappelons que dans son Evaluation des risques sanitaires liés au dépassement de la limite de qualité de l'arsenic dans les eaux destinées à la consommation humaine (fiche 5), l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments(1) estime :

  • que l'excès de risque de cancer associé à la limite de qualité de 10 µg/l est significatif, et qu'en conséquence, l'ingestion d'une eau présentant une concentration supérieure à cette dernière n'apparaît pas acceptable
  • qu'il appartient aux autorités sanitaires d'examiner les situations caractérisées par un faible dépassement de courte durée, en fonction du niveau de risque associé.

Notons aussi que le Centre International de Recherche contre le Cancer (CIRC) a classé l'arsenic inorganique(2) dans le groupe 1 (cancérogène pour l'homme), avec un risque accru de cancer de la vessie, du poumon et de la peau chez l'homme.

Concernant cette non-conformité, notre Association souhaite répondre aux nombreuses questions posées par les consommateurs de cette eau.

En conséquence, nous adressons ce jour, un courrier à Monsieur le Président du Syndicat des eaux Annonay Serrières lui demandant de nous informer sur la gestion de ce dépassement de limite de qualité, sur les actions correctives prises et sur le protocole de suivi renforcé du paramètre arsenic.

Bien entendu, dès que nous aurons ces informations, nous reviendrons sur ce sujet.

Pour consulter le Bilan Qualité 2010 Cliquez
Pour lire notre courrier adressé au Syndicat des eaux Annonay Serrières Cliquez

(1) L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) a fusionné, depuis juillet 2010, avec l'Agence Française de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail pour former l'Agence Nationale chargée de la Sécurité Sanitaire de l'Alimentation, de l'Environnement et du Travail (Anses).
(2) L'arsenic existe sous deux formes : inorganique et organique. C'est la forme inorganique qui est la plus toxique.

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  • : Association pour la protection de l'environnement créée à Sablons (Isère) en septembre 2005. Association régie par la loi du 1er juillet 1901. N° 0383002846.
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